mercredi, janvier 14
« Ecorces, polar forestier », spectacle mis en scène par Alice Carré, au Théâtre de la Cité internationale, à Paris, le 9 janvier 2026.

Il arrive que des spectacles, parce qu’ils sont documentés avec subtilité et très en phase avec les préoccupations contemporaines, fassent oublier leurs fragilités. Alice Carré a une riche expérience de dramaturge, mais une pratique de la mise en scène en solo encore fraîche. Avec Ecorces, polar forestier, présenté au Théâtre de la Cité internationale à Paris, elle signe une représentation parfois balbutiante, qui n’évite pas certaines naïvetés dans la direction des acteurs et dont le rythme est à affiner.

Mais ces faiblesses assurément perfectibles n’occultent pas l’essentiel : le sujet de son texte, porté au plateau par une troupe de six comédiens enthousiastes qui passent de rôle en rôle, passionne le public.

Ecorces opère une plongée en forme de polar dans les dessous peu reluisants d’une déforestation qui substitue aux chênes et autres châtaigniers la plantation de pins Douglas. Importé depuis l’ouest de l’Amérique jusqu’au cœur de l’Europe, arrosé de glyphosate et prêt à la découpe au bout de quarante ans seulement, le résineux a une telle productivité qu’il attire les convoitises d’entreprises dont le souci d’une nature verte et saine est un leurre.

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