jeudi, janvier 29

La vidéo, filmée en Arctique par des scientifiques, montre un ours polaire se repaître de phoque, sur un morceau de banquise mouvant. Sur une autre, une femelle traverse cette longue étendue d’eau glacée, suivie de ses deux petits. Ailleurs, un mâle arpente la neige. Ces mammifères semblent bien portants, loin des images de plantigrades faméliques qui avaient suscité l’émoi ces dernières années.

Au pôle Nord, l’archipel norvégien du Svalbard fait office de paradoxe. Le réchauffement climatique y est le plus rapide au monde et la banquise s’y effondre plus vite que dans toutes les autres régions englacées. Pourtant, l’état corporel des ours polaires adultes ne s’est pas dégradé au cours des vingt-cinq dernières années. Il s’est même amélioré après 2000, selon une étude parue jeudi 29 janvier dans Scientific Reports, fondée sur un suivi de long terme dans la mer de Barents. Un répit, avant un probable déclin.

Les chercheurs ont analysé la condition physique de 770 ours polaires adultes, lors de 1 188 captures réalisées au printemps entre 1992 et 2019, dans cette région située à un millier de kilomètres du pôle Nord géographique. Le mercure y a grimpé de 2 degrés Celsius par décennie par endroits, et la saison sans banquise s’est accrue de trois mois sur la période. Une conséquence logique aurait été d’observer des ours plus maigres, puis une chute de leur reproduction et de leur population.

Il vous reste 74.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version