
Louis Aliot, qui est un homme occupé, n’a pas eu beaucoup le temps de cheminer depuis son audition, il y a quinze mois, par le tribunal judiciaire, qui l’a finalement condamné le 31 mars 2025 pour détournement de fonds publics à dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis, et trois ans d’inéligibilité, mais sans exécution provisoire. Depuis son appel, il est toujours maire de Perpignan, la seule ville de plus de 100 000 habitants emportée en 2020 par le Rassemblement national ; et porté par des sondages flatteurs, il ne doute pas d’être réélu en mars.
Sur le plan judiciaire, l’affaire semble moins bien engagée. Louis Aliot, alors tout nouveau député européen, embauche du 1er juillet 2014 au 28 février 2015 un assistant parlementaire, Laurent Salles, militant frontiste depuis trente ans alors au chômage, que Nicolas Bay, l’ancien secrétaire général, lui a présenté comme un candidat sérieux. Il ne juge pas utile de lui faire passer un entretien d’embauche, et Laurent Salles, qui ne connaît son patron que de vue, apprend en recevant son contrat par mail qu’il a été bombardé assistant parlementaire. « On en avait parlé dans mon bureau, a faiblement plaidé Louis Aliot, jeudi 22 janvier, devant la cour d’appel de Paris. Mais on était dans un grand désordre, c’était assez compliqué de suivre le mouvement. » Il assure lui avoir confié le tri de son courrier, au siège du parti, à Nanterre.
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