jeudi, janvier 22
Marine Le Pen, lors du procès en appel des assistants européens du Front national, à Paris, le 21 janvier 2026.

Marine Le Pen a clos ses treize heures d’interrogatoire marathon, mardi 20 puis mercredi 21 janvier, avec une énergie qui a dû forcer l’admiration de son dauphin Jordan Bardella. La députée du Pas-de-Calais a répondu avec aisance, et parfois à côté, aux questions de la cour, au sixième jour du procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national (FN). Sur le fond, elle n’a pas concédé grand-chose, mais elle n’a plus contesté la procédure au nom de la séparation des pouvoirs, a assuré avec précaution qu’elle « voulait bien entendre » qu’un délit avait pu être commis et, surtout, que des assistants parlementaires avaient pu travailler « de façon résiduelle » pour le parti.

C’est beaucoup pour Marine Le Pen, après dix ans d’instruction et une condamnation, le 31 mars 2025, à quatre ans de prison dont deux avec sursis et cinq ans d’inéligibilité. C’est peu pour la cour d’appel ; l’ancienne présidente du FN assure qu’elle n’a jamais organisé de système pour piller les dotations du Parlement européen, qu’au grand jamais elle ne déplaçait ni ne choisissait les assistants des eurodéputés. Pour le reste, elle n’était pas au courant et a longuement insisté sur sa « bonne foi ».

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