samedi, février 28
Gaëlle Paty (à gauche), sœur de Samuel Paty, quitte le Palais de justice de Paris, le 26 janvier 2026. 

Plus on juge ce dossier à nul autre pareil, et plus sa cohérence pénale se brouille. A l’issue de quatre heures de réquisitoire, vendredi 27 février, au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, le ministère public a demandé vingt ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste à l’encontre des deux auteurs de la campagne de haine qui avait abouti à la décapitation du professeur d’histoire-géographie par un jeune tchétchène radicalisé : Brahim Chnina, le père d’une collégienne, et l’agitateur islamiste Abdelhakim Sefrioui.

La lourdeur de ces peines constitue la première surprise de ces réquisitions. En première instance, en décembre 2024, les deux hommes avaient été condamnés à respectivement treize et quinze ans de réclusion, mais le ministère public, alors représenté par le Parquet national antiterroriste (PNAT), n’en avait requis que dix et douze.

En l’espace de quatorze mois, alors que la charge de porter l’accusation est passée des mains du PNAT à celles du parquet général, le quantum des peines requises devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris a doublé, ou presque.

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