
La parole est à la défense, dans la dernière ligne droite du procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national (FN) qui se tient depuis le 13 janvier devant la cour d’appel de Paris. Avec des succès divers. La difficulté, pour les douze avocats, qui cèdent souvent à la tentation de plaider une heure de trop, est bien de ne pas répéter les mêmes arguments pour les douze prévenus accusés d’un même délit, le détournement de fonds publics du Parlement européen.
Mᵉ Robert Apéry a eu l’honneur, mercredi 4 février, de défricher le premier de ce qui lui paraît les incohérences du dossier. Et d’abord « la campagne politique » contre les juges, évoquée par la partie civile et le parquet général, en qui il voit (en dehors des insultes et des menaces de mort), « un message subliminal à l’attention de la cour d’appel : ne serait-ce pas perçu comme une circonstance aggravante ? »
Mᵉ Patrick Maisonneuve, l’avocat du Parlement européen, partie civile, s’était en effet inquiété la veille des attaques contre l’Etat de droit, de Marine Le Pen, Jordan Bardella ou de Nicolas Sarkozy. Et de François Bayrou, « troublé » par les peines d’inéligibilité, tout comme Jean-Luc Mélenchon. « Je ne sais pas pourquoi ils sont préoccupés par le Parlement européen », a plaisanté l’avocat, alors que les patrons du Modem et la France insoumise sont eux aussi poursuivis pour des faits comparables.
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