mercredi, février 18

La “malédiction” présidentielle au Pérou “a encore frappé”, constate CNN, au soir d’une journée tendue qui a vu le Congrès, réuni en session extraordinaire, voter la censure à effet immédiat du président par intérim José Jerí, par 76 voix pour, 24 contre et 3 abstentions.

“Le Pérou a connu mardi le même scénario de déjà-vu qui a marqué la dernière décennie : un énième président destitué avant la fin de son mandat et un Congrès qui, une fois de plus, pousse la vie politique au bord du précipice”, résume El País.

José Jerí, 39 ans, “a été démis de ses fonctions présidentielles quatre mois seulement après avoir succédé à Dina Boluarte, elle aussi destituée par le Congrès pour son incapacité à gérer la crise sécuritaire du pays”, rapporte le quotidien espagnol.

Les parlementaires éliront mercredi un nouveau président – le huitième en dix ans –, qui assurera l’intérim à la tête du pays pour quelques mois seulement : l’élection présidentielle est prévue le 12 avril et le vainqueur prendra ses fonctions le 28 juillet, jour de la fête nationale.

L’héritage de Fujimori

“Cet épisode met en lumière la profonde instabilité politique du Pérou, illustrée par la fragilité chronique de la présidence”, observe The New York Times. “Depuis 2016, plusieurs présidents ont été destitués, contraints à la démission ou visés par des enquêtes”, note le quotidien.

“L’instabilité politique notoire du Pérou est souvent imputée à la présidence d’Alberto Fujimori, destitué en 2000 suite à un scandale impliquant son chef des services de renseignement et condamné pour corruption, détournement de fonds et violations des droits de l’homme”, rappelle CNN. “Depuis, la plupart de ses successeurs sont également tombés en disgrâce”.

Après quatre mois au pouvoir, José Jeri était déjà visé par deux enquêtes pour trafic d’influence. L’une pour ses rencontres secrètes avec des hommes d’affaires chinois aux activités douteuses, l’autre pour l’embauche dans son gouvernement de plusieurs jeunes femmes, peu après leurs visites nocturnes au palais présidentiel.

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