
« Un artiste, un monument », ce programme du Centre des monuments nationaux a déjà convié par le passé JR au Panthéon, Christo et Jeanne-Claude à l’Arc de triomphe, Bob Wilson (1941-2025) à la Sainte-Chapelle ou Eva Jospin à l’abbaye de Montmajour (Bouches-du-Rhône). La combinaison entre le Panthéon et Nicolas Daubanes s’est, cette fois, amorcée par le truchement d’une prison : l’ancienne prison militaire de Montluc, à Lyon. Propriété du ministère des armées, l’établissement est devenu, en 2010, un mémorial au titre de l’internement par le régime de Vichy et les autorités allemandes pendant l’Occupation.
Féru d’histoire, l’artiste s’intéressait au monument pour son rôle pendant la seconde guerre mondiale, mais aussi comme lieu où ont été exécutés des condamnés à mort pendant la guerre d’Algérie. Alors qu’il travaille sur les lieux de détention, le ministère des armées lui propose de poser son regard sur les 10 hauts lieux de la mémoire nationale, tous liés à des moments de conflits contemporains.
Si ce travail en cours dans chacun des sites a attiré l’attention du Panthéon, qui a proposé à l’artiste de rassembler ce travail en un seul lieu pour une exposition, le Musée de l’armée a décidé de l’inviter parallèlement pour un dialogue entre ses œuvres et les collections. L’artiste s’est vu confier un doublé, à Paris, entre le Panthéon civil, consacré à la mémoire des grandes figures de la nation, et le Panthéon militaire, tandis qu’il était pensionnaire à la Villa Médicis, à Rome, en 2024-2025.
Il vous reste 72.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




