
C’est sans concertation au préalable, que le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel ont choisi d’organiser, le même jour et à quelques heures d’intervalle, leur traditionnelle cérémonie de vœux. Comme si les deux institutions, toutes les deux logées au Palais-Royal et seulement séparées par les murs de la grande salle de la Comédie-Française, avaient ressenti le besoin de faire corps, pour faire face aux menaces qui planent au-dessus de l’Etat de droit. Qu’elles soient nationales (menaces notamment contre les magistrats) ou internationales, via les ingérences de plus en plus nombreuses et décomplexées.
Mercredi 21 janvier en début de soirée, devant une petite centaine d’invités, Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, a d’ailleurs cru bon d’appeler à la mobilisation générale et à la constitution « d’alliances informelles », « pour que les institutions et les professions du droit œuvrent ensemble à la promotion et à la défense de l’Etat de droit, dans l’indépendance et la liberté de chacune ».
Si l’ancien président (Renaissance) de l’Assemblée nationale ne s’est pas étendu sur ces « vents mauvais », déjà dénoncés par la Cour de cassation, il a en revanche livré son analyse de la profonde crise de légitimité démocratique que traverse cet Etat de droit.
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