Un Algeco vieillissant, accolé à un hangar en tôle verte en bordure du parc des Beaumonts qui surplombe Montreuil (Seine-Saint-Denis). C’est ici qu’est hébergé le service jardins et nature en ville. Dans un minuscule bureau, une vieille carte de la commune côtoie des photos de famille et une écharpe de l’OM. Vêtu de son gilet orange de service, Laurent Caranton, chef d’équipe, indique les jardins du centre-ville et les nouveaux espaces créés avec la piétonnisation de certaines rues dont il s’occupe. Un quotidien de jardinier municipal dans le milieu urbain dense et très peuplé de Seine-Saint-Denis.
Quand il est arrivé à Montreuil, en 2009, après un BTS agricole et quatre ans passés au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), l’employé municipal a été surpris par la diversité des espaces verts et la curiosité des habitants. La ville compte 45 hectares de squares, massifs végétaux et bordures de rues à entretenir et gère le parc Montreau – deux autres, les Guilands et les Beaumonts, sont, respectivement, sous la responsabilité du département et de la communauté de communes. Soixante agents communaux s’occupent de leur entretien.
Laurent Caranton, 49 ans, est chargé du square Léopold-Patriarche, qui jouxte la mairie à l’architecture Art déco. Un espace surfréquenté au carrefour des grandes avenues et des sorties de métro. Là, on pique-nique aux beaux jours, on se repose sur les pelouses et les enfants affluent dans l’aire de jeux. Le jardin est classé niveau un, en haut d’une échelle de soins paysagers qui en compte cinq, signifiant l’attention que le service doit lui porter.
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