jeudi, février 5
Des fidèles libérés, qui avaient été enlevés par des hommes armés à Kurmin Wali, quittent le siège du gouvernement de l’Etat de Kaduna, à Kaduna, au Nigeria, le 5 février 2026.

Les 89 derniers chrétiens retenus en captivité depuis la mi-janvier après l’attaque de trois églises par des gangs criminels dans le nord du Nigeria ont été libérés et accueillis jeudi 5 février par les autorités locales de l’Etat de Kaduna, ont annoncé des responsables nigérians.

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Ces personnes, parmi lesquelles se trouvaient également des enfants, ont été escortées par des forces de sécurité après être arrivées en bus à Kaduna. Elles ont ensuite été reçues par le gouverneur local, Uba Sani. Sur les 183 personnes initialement enlevées lors de cette attaque, il a précisé que 11 ont pu s’échapper, « 83 sont rentrées il y a trois jours, et 89 ont été secourues seulement hier, ou tôt ce matin ».

Cet enlèvement a eu lieu le 18 janvier en pleine messe dominicale, dans le village de Kurmin Wali, situé dans le district à majorité chrétienne de Kajuru, dans l’Etat de Kaduna, dans un contexte de recrudescence des enlèvements dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

Les circonstances de leur libération n’ont pas été dévoilées. Le paiement de rançons est illégal au Nigeria, mais le gouvernement est soupçonné d’y avoir régulièrement recours.

Frappes aériennes

« Je tiens à remercier et à exprimer ma gratitude au président Bola Ahmed Tinubu, qui nous accompagne depuis le premier jour et travaille en étroite collaboration avec moi. Il m’a appelé plus de 45 fois depuis que cet incident s’est produit », a déclaré le gouverneur de Kaduna. Il a aussi adressé ses remerciements au conseiller à la sécurité nationale Nuhu Ribadu et aux forces de sécurité locales et nationales.

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Ce kidnapping est intervenu après une série d’enlèvements de masse fin 2025 qui a attiré l’attention sur la situation sécuritaire locale, alarmante.

Ces derniers mois, les Etats-Unis, qui ont lancé des frappes aériennes surprises le jour de Noël dans l’Etat de Sokoto, ont critiqué l’incapacité du Nigeria à endiguer les violences.

Le président américain, Donald Trump, a dénoncé une prétendue « persécution » des chrétiens – un argument longtemps utilisé par la droite religieuse américaine –, alors que les tueries des groupes jihadistes et des bandes criminelles touchent chrétiens et musulmans sans discrimination dans le pays. Ces accusations américaines sont fermement rejetées par le gouvernement nigérian et la plupart des experts.

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Le Monde avec AFP

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