
Jamais Niamey, la capitale nigérienne, n’avait subi une telle attaque. Durant une heure, au milieu de la nuit de mercredi 28 à jeudi 29 janvier, l’aéroport international de la ville a été la cible de tirs si nourris qu’ils ont fait trembler les murs des maisons sur des kilomètres à la ronde et plongé 1,6 million de Niaméyens dans un long vacarme. Des scènes filmées par des passagers à l’intérieur du bâtiment témoignent de la panique qui y régnait, tandis qu’au moins deux vols internationaux ont été déroutés. Des vidéos filmées à l’extérieur montrent des traces lumineuses dans le ciel, signes probables de défenses anti-aériennes face à une attaque de drones.
Jeudi, le chef de la junte au pouvoir, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur les lieux de l’attaque, mais les autorités nigériennes n’ont pas fait de déclaration sur d’éventuelles victimes et l’identité des assaillants. Des images satellites consultées par Le Monde montrent des zones brûlées çà et là dans l’espace aéroportuaire. La compagnie aérienne ivoirienne, Air Côte d’Ivoire, a annoncé qu’un de ses avions, un A319, avait été touché par des tirs et était désormais immobilisé.
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