Le bilan des inondations qui submergent le sud et le centre du Mozambique depuis la fin du mois de décembre 2025 ne cesse de s’alourdir, au point de hisser l’événement au rang des plus graves jamais enregistrés depuis vingt-cinq ans dans le pays d’Afrique australe, pourtant coutumier des phénomènes climatiques extrêmes. Au moins 700 000 personnes sont sinistrées, selon le décompte publié, jeudi 29 janvier, par le centre de gestion de crise à Maputo.
Pour l’heure, 140 morts ont été dénombrés. Des chiffres que les organisations humanitaires présentes sur place s’accordent à juger sous-évalués en raison de l’inaccessibilité à laquelle elles font encore face, en particulier dans de vastes zones de la province de Gaza, épicentre de la catastrophe.
Les pluies, qui ont atteint des records ces derniers jours, au point de cumuler par endroits des quantités habituellement enregistrées en une année, continuent de s’abattre. Le gouvernement a lancé une nouvelle alerte en prévention d’une seconde vague d’inondations attendues avec le débordement du fleuve Limpopo, dont le cours en amont se charge des pluies diluviennes qui frappent aussi l’Afrique du Sud et le Zimbabwe voisins.
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