
Porté par la productrice Khadija Alami, 64 ans, Argan Studios, de son nom provisoire, est décrit comme le premier écosystème marocain consacré au septième art. Situé entre Rabat et Casablanca, il devrait couvrir 80 hectares et abriter des studios géants, un campus de formation aux métiers du cinéma, deux hôtels et des centres d’affaires et de conférences, selon une note interne consultée par Le Monde. L’investissement total envisagé se chiffre à près de 70 millions d’euros, pour une inauguration en 2030. Le premier coup de pioche est prévu cette année.
« Argan Studios incarne l’ambition du Maroc de devenir le premier hub africain intégré de l’industrie audiovisuelle », explique une présentation de cette future cité du cinéma. Signe de l’intérêt qu’il suscite en haut lieu, le projet est suivi par un conseiller du roi Mohammed VI.
Pour acquérir une partie du terrain – une quarantaine d’hectares, que l’Etat marocain s’est engagé à lui céder – et y construire un premier studio, qui devrait ouvrir en 2027, la société de production de Khadija Alami, K Films, va débourser quelque 18 millions d’euros, dont les deux tiers proviennent d’un prêt contracté auprès d’une banque marocaine.
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