jeudi, août 20

  • Face à la sécheresse, la chasse au gaspillage d’eau est aussi lancée dans les campings.
  • Les gérants tentent de trouver des solutions pour limiter la consommation de leur établissement.
  • Regardez ce reportage du JT de TF1 sur l’île d’Oléron.

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Sans bracelet bleu, impossible désormais de prendre une douche au camping « Les Flots-Atlantique » de Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime). « On passe le bracelet devant le lecteur, on appuie sur le bouton » et l’eau sort, montre le gérant, Cyril Dubreau, dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. Une opération que le vacancier doit ensuite renouveler, le cycle n’étant que de 30 secondes pour chaque pression du bouton. Quatorze fois au maximum, car la douche est limitée au total à 7 minutes par bracelet, deux fois par jour. « Aujourd’hui, notre moyenne est à 4 minutes et 11 secondes« , assure Cyril Dubreau, satisfait du résultat : déjà 50% d’eau économisée par rapport à l’an dernier. 

Les vacanciers du camping étaient dubitatifs, mais ils se disent aujourd’hui satisfaits de ce nouveau système. « Au départ, ça m’a surpris quand je suis arrivé, et puis au final, je trouve que c’est vraiment bien, commente un homme face à notre caméra. Ça fait prendre conscience de la chance qu’on a d’avoir cette eau, de pouvoir faire attention, d’économiser« . « Ça permet de ne pas éterniser la douche, estime un autre. Il y a largement assez pour se laver correctement« . 

Et le gérant ne s’est pas arrêté là. Il a aussi installé cinq compteurs d’eau supplémentaires, reliés à son téléphone, pour chaque zone de son camping. « Voyez, c’est un petit compteur connecté, qui envoie une consommation heure par heure« ,  indique Cyril Dubreau. Un investissement de 5.000 euros pour pouvoir détecter immédiatement la moindre fuite d’eau. « L’année dernière, on a perdu en 2 heures 200 m3 d’eau. On traque les fuites d’eau un, pour l’écologie, et deux, pour l’économie, et éviter de la perte financière« , poursuit le gérant.

L’eau est particulièrement précieuse à Oléron, car il n’existe que quelques forages. Près de 90% de l’eau qui coule dans les robinets provient du continent. Alors, dans cet autre camping de l’île où se rend notre notre équipe, tout est mis en place pour préserver la ressource. Le peu d’arrosage qui est fait dans les plantations se fait goutte à goutte. « On utilise de l’eau de la ville pour faire ça, donc la consommation doit être mesurée toujours, et le plus efficace possible« , souligne Alain Barcat, gérant du camping « La Brande » au Château-d’Oléron. Et si les plantes semblent avoir été choisies pour plus d’exotisme, tout est en réalité calculé pour faire face à la sécheresse. « Le romarin, la santoline ici, la variété de palmier aussi… On ne veut pas mettre de l’arrosage partout, il faut qu’au maximum, la nature se suffise à elle-même« , explique Alain Barcat. Le camping est également équipé de récupérateurs d’eau de pluie, mais cet été… ils n’ont jamais été remplis.

La rédaction de TF1info | Reportage : Alexandra VIEIRA, Christophe BROUSSEAU

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