lundi, janvier 26

Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a estimé ce lundi 26 janvier que l’école ne pouvait « pas tout faire » dans la lutte contre le harcèlement, appelant « adulte, enfant, témoin, victime » à contacter le numéro de téléphone dédié.

« C’est un sujet sur lequel on lutte, nous, sur un terrain qui est l’environnement scolaire. Mais en dehors de l’environnement scolaire, je ne sais pas faire, et l’école ne peut pas tout faire », a-t-il déclaré sur Franceinfo, au lendemain d’une marche en Seine-et-Marne en hommage à une lycéenne qui s’est récemment suicidée.

« Il y a des choses que je sais faire dans l’école, au-delà des murs, ça devient compliqué », a-t-il ajouté.

Selon lui, la lutte contre le harcèlement chez les enfants et les adolescents, un phénomène « à la fois massif et pernicieux » qui se « poursuit sur les réseaux sociaux », n’est pas un problème de moyens, mais un sujet sur lequel « il faut constamment se reformer ».

« Un nouveau coup d’accélérateur sur ce sujet-là »

« On a tous une part de responsabilité pour protéger nos enfants. Vous êtes adulte, vous êtes enfant, vous êtes témoin, vous êtes victime, vous décrochez votre téléphone, vous faites le 3018 » numéro dédié gratuit, anonyme et confidentiel, a-t-il insisté. « On l’appelle, et après, nous derrière, on assure. »

« On a un programme qui s’appelle Phare, qui normalement est déployé dans tous les établissements. Je vais relancer aujourd’hui même tous les recteurs et tous les directeurs académiques pour faire en sorte que ce soit effectivement le cas et pour remettre un nouveau coup d’accélérateur sur ce sujet-là », a-t-il promis.

Ce programme s’appuie « sur un réseau de 150 responsables académiques et départementaux dédiés » qui « traitent les situations de harcèlement signalées par les chefs d’établissement », selon le site du ministère.

Une marche en hommage à Camélia dimanche

Interrogé sur le suicide de Camélia, une lycéenne âgée de 17 ans de Seine-et-Marne qui a mis fin à ses jours le 13 janvier, Édouard Geffray a rapporté qu’il avait eu des alertes « probablement au niveau de l’établissement », mais pas « au-dessus ».

« Il n’y a pas de tribunal numérique en France. Il faut faire attention à ne pas tout de suite imputer des responsabilités. Il y a une enquête (…) et s’il y a des mesures à prendre, je les prendrai », a-t-il assuré.

Environ 2.000 personnes ont marché dimanche pour rendre hommage à Camélia. Une enquête pénale pour « harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider » et une enquête administrative sont en cours.

Article original publié sur BFMTV.com

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