dimanche, mars 8

Le conflit s’étend encore au Moyen-Orient, ce lundi 2 mars. Le Hezbollah, mouvement islamiste chiite qui soutient le régime iranien, a lancé une attaque vers l’État hébreu « en représailles au sang (…) d’Ali Al-Husseini Khamenei (…) et pour défendre le Liban et son peuple ».

Le président libanais Joseph Aoun a condamné les frappes du Hezbollah dans le conflit, qui nuisent, selon lui, aux efforts de Beyrouth pour éviter d’être entraîné dans un conflit régional. Dans un communiqué, il déplore « l’insistance à utiliser une fois de plus le Liban comme plateforme pour des guerres qui ne (le) concernent pas ».

« Le lancement de missiles depuis le territoire libanais ce matin va à l’encontre de tous les efforts et démarches entrepris par l’État libanais pour maintenir le Liban à l’écart des dangereuses confrontations militaires en cours dans la région », a martelé Joseph Aoun dans son communiqué.

Israël réplique en frappant Beyrouth

Le Liban a subi des ripostes d’Israël, qui a lancé plusieurs frappes dans le sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. « Les frappes se poursuivent et leur intensité va augmenter », a affirmé le général Rafi Milo, chef du commandement nord de l’armée israélienne. Il promet que le Hezbollah va « payer le prix fort » pour son soutien à Téhéran. Ces frappes ont également été condamnées par le président libanais.

De son côté, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a souligné que les tirs de roquettes du Hezbollah « donnent à Israël des prétextes pour poursuivre ses attaques contre ce pays » et « mettent en danger la sécurité du Liban ».

Les frappes israéliennes, ont déjà au moins fait 31 morts et 149 blessés selon un premier bilan. « Les raids de l’ennemi israélien » sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, et sur le sud du pays « ont tué, d’après un premier bilan, 31 citoyens et en ont blessé 149 autres », a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.

Samedi 28 février, peu avant le déclenchement de l’offensive contre l’Iran, Israël avait bombardé ce que son armée avait appelé des infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban.

Article original publié sur BFMTV.com

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