- En salles ce mercredi 5 août, « Les Gendarmes » est l’adaptation d’une bande dessinée à succès 100% made in France.
- Dans une petite bourgade de Saône-et-Loire, deux braqueurs viennent mettre la brigade locale de gendarmerie à rude épreuve.
- Un terrain de jeu idéal pour Arnaud Ducret et Julien Arruti qui se sont confiés à TF1info.
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C’est l’alternative aux superhéros en collant et aux soldats en jupette cet été. En salles mercredi, Les Gendarmes
s’inspire de la série de bande-dessinée du même nom signée Henri Jenfèvre, Olivier Sulpice, Christophe Cazenove et Bast. À Charnay-lès-Mâcon, en Saône-et-Loire, le chef Dugorgeon mène ses troupes avec bienveillance jusqu’au jour où il accepte d’accueillir un jeune stagiaire afin d’obtenir les bonnes grâces de son supérieur. C’est le (mauvais) moment que choisissent deux braqueurs de haut vol pour venir casser l’ambiance… TF1info a rencontré Arnaud Ducret et Julien Arruti, alias Dugorgeon et Lulu, le gendarme et le voleur, deux spécialistes de la comédie qui se sont amusés comme des petits fous…
Jouer aux gendarmes et aux voleurs, c’est la base de vocation d’acteur, non ?
Arnaud Ducret : Exactement ! Gamin, je passais mon temps à jouer à ça. Aux cow-boys et aux Indiens aussi ! Alors quand on vous demande de revêtir l’uniforme de gendarme, ça met un peu la pression. Parce que ça fait aussi partie du patrimoine français, mine de rien. Sans parler des films avec de Funès, dont il ne s’agit pas d’une adaptation, je le précise, puisqu’il s’agit de celle de la BD du même nom.
Julien Arruti : Pareil ! Même si moi, je joue le voleur…
Arnaud Ducret : Mais les voleurs font partie du patrimoine français également ! (Rires)
Vous l’avez dit, ce n’est pas un remake du classique mais une adaptation de la BD. Vous la connaissiez ?
Arnaud Ducret : Je la connaissais, oui, je la faisais lire à mon fils ! D’ailleurs, si ça avait été un remake, j’avoue que je n’y serais pas allé.
Julien Arruti : Moi non plus. C’est dur de reprendre quelque chose de culte à ce point. Avec des interprétations cultes, une écriture… Tout est culte dans Le Gendarme de Saint-Tropez.
Arnaud Ducret : Même si à l’époque, à mon avis, ça faisait très nanar avant de devenir culte. Le Gendarme et les extraterrestres
, fallait quand même le sortir, celui-là ! (Rires)
On parle de ce métier avec de la légèreté, de la tendresse et beaucoup d’humour.
On parle de ce métier avec de la légèreté, de la tendresse et beaucoup d’humour.
Julien Arruti
Comment décririez-vous les gendarmes de votre film ?
Julien Arruti : Déjà, il a le même nez !
Arnaud Ducret : J’ai le même nez, en grand, que le Dugorgeon de la bande dessinée ! Non, j’espère pas parce qu’il est énorme (Rires). Mon personnage est très à cheval sur les règles, c’est un peu la tête pensante de l’équipe. En tout cas, la mieux pensante. L’important, c’était que la team fonctionne, qu’on se dise que ça pourrait le faire dans la vraie vie.
L’idée, c’était de rire du métier de gendarme sans tomber dans la caricature ?
Arnaud Ducret : C’était présent à l’écriture. On ne cherche pas à se moquer. C’est drôle, par exemple, d’avoir un gendarme qui est fan de radars, qui connaît toutes les références et qui reconnaît tous les bruits de bagnoles à l’avance. C’est mignon, quoi ! On rigole, mais ce n’est jamais méchant.
Julien Arruti : C’est de la légèreté. Le film parle de ce métier avec de la légèreté, de la tendresse et beaucoup d’humour. Parfois, ça peut charrier. Mais ce n’est pas bien grave, si l’envie première, c’est de mettre en valeur.
« Les Gendarmes » complètement déjantés Source : JT 13h WE
Vous aviez un consultant gendarme sur le plateau ?
Arnaud Ducret : Oui, on a eu un représentant des gendarmes de France et surtout un « super gendarme » qui venait nous donner des conseils, pointer les petites erreurs qu’on pouvait commettre. Et puis on a aussi passé du temps avec les gendarmes de Chalon-sur-Saône où on a tourné, qui passaient nous voir. Ils m’ont même offert leur écusson !
Julien Arruti : Ils étaient contents parce qu’il y a de l’humour, mais ça parle aussi de sujets plus graves comme la vie de famille, le fait que ce métier, le devoir, prend parfois le pas sur tout le reste. Les gendarmes avec lesquels on a parlé se sont retrouvés là-dedans parce que c’est traité avec sincérité.
D’autant plus qu’ils ont un rôle social qui va bien au-delà du maintien de l’ordre, surtout dans un certain coin de France un peu reculé…
Arnaud Ducret : C’est vrai que les gendarmes ont toujours été proches des civils. Je pense qu’on peut aussi discuter avec la police, là, mais il y a un truc un peu plus « proche » avec les gendarmes. Même eux abordent les gens différemment, j’ai l’impression.
Julien Arruti : Je vais vous raconter une anecdote. Dans Babysitting 1
, il y a une scène où les gendarmes essaient de me rattraper en voiture et moi je fais « je vous vois pas, je vous vois pas » ! Il se trouve que pendant le deuxième confinement, j’étais parti en Normandie mais j’ai dû revenir à Paris pour un rendez-vous professionnel très important alors que je n’avais pas l’autorisation de me déplacer. Les gendarmes m’ont arrêté et ils m’ont fait : « Eh bien nous, on vous voit ! » (Rires). Et ils m’ont quand même laissé passer et je n’ai pas eu d’amende. Alors vive la gendarmerie… et vive l’ouverture d’esprit !
>> Les Gendarmes
de François Prévôt-Leygonie et Stephan Archinard. Avec Arnaud Ducret, Julien Arruti, Fred Testot. 1h27. En salles mercredi.




