dimanche, mars 29

Une frappe iranienne contre une base militaire américaine en Arabie saoudite qui a fait une vingtaine de blessés parmi les soldats, deux drones qui ont pris pour cible un port à Oman, et des employés d’une usine d’aluminium à Abou Dhabi blessés lors d’une frappe de drones et de missiles.” Ce petit résumé (non exhaustif) des attaques menées par Téhéran ces derniers jours sert au New York Times à démontrer une chose. Malgré les déclarations de l’administration américaine, qui assure que les capacités militaires de la République islamique ont été quasiment neutralisées, la réalité du terrain montre une autre réalité. “L’Iran dispose toujours d’un arsenal suffisant de missiles et de drones pour déstabiliser la région et infliger des lourdes pertes à ses adversaires, affirme le quotidien. Contrairement à ce que dit Trump, l’Iran est encore bien présent dans la bataille.” Et le média américain, n’est pas le seul journal à dresser ce constat.

Selon un article du Guardian publié samedi 28 mars, qui s’appuie sur un rapport de l’agence Reuters, “après un mois de guerre, les États-Unis ont détruit seulement environ un tiers de l’arsenal de missiles et de drones de l’Iran”. Un autre tiers des drones et des missiles dont disposait le régime iranien avant le début du conflit, serait probablement “endommagé ou enfoui dans des tunnels et des bunkers souterrains”, souligne ensuite le média britannique. Un arsenal inutilisable donc, mais qui n’aurait pas été éliminé définitivement pour autant.

Certes, l’intense campagne de bombardement menée conjointement par Israël et les États-Unis a eu pour effet de faire diminuer le nombre de missiles et de drones venant d’Iran, mais en même temps, l’effort fourni par Washington pour protéger ses alliés du Golfe n’est pas sans conséquences, puisque “les stocks de missiles intercepteurs seraient également en voie d’épuisement”, alerte le journal de Londres.

La question qui se pose désormais est donc celle que le Financial Times résume ainsi : “Combien de temps Téhéran pourra-t-il maintenir son rythme de tirs actuel — et combien de temps Israël et les États du Golfe pourront-ils continuer à intercepter ces missiles ? ” Pour y répondre, le média britannique a interrogé cinq experts militaires qui fournissent des réponses assez distinctes.

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