lundi, avril 13

À la frontière entre l’Iran et l’Arménie, le trafic est quasi-normal. Entre les routiers, quelques familles se retrouvent enfin. Ce lundi 2 mars, un Iranien, exilé en Angleterre depuis maintenant trois ans, a fait le voyage jusqu’à Agarak, en Arménie. Il y retrouve sa famille qui a fui.

« Je suis venu ici pour récupérer ma famille et aller à Erevan et y rester pour notre sécurité », explique, entre deux sanglots ce père de famille. Il les enlace. Cela fait trois ans qu’il a quitté l’Iran pour Manchester en Angleterre.

« Lorsque les Américains ont attaqué notre pays, ma famille s’y trouvait », raconte-t-il. Et alors que les bombes israéliennes et américaines s’abattaient sur son pays, cet Iranien n’a pas hésité à se rendre immédiatement à la frontière iranienne en Arménie. Enfin, ce lundi 2 mars dans l’après-midi, sa famille a traversé le poste et a posé le pied dans le petit pays du Caucase.

Treize heures de route

L’Arménie a 40 kilomètres de frontière commune avec l’Iran. À Agarak, l’un des postes-frontière situé côté arménien, les barrières sont grandes ouvertes dans les deux sens. Rejoindre l’Arménie depuis l’Iran n’est pas simple. Depuis Téhéran, il faut treize heures pour rejoindre le petit pays du Caucase. Le tout, par des routes de montagnes et donc des conditions difficiles et incertaines.

Pour l’heure, seulement une petite dizaine de familles y est passée, un afflux plus important de réfugiés est attendu pour les prochains jours. Déjà les taxis se sont massés à la frontière. Ils sont parfois la seule solution pour les réfugiés.

Article original publié sur BFMTV.com

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