Les craintes d’un embrasement sont partagées. Après les frappes israéliennes et américaines contre l’Iran et les ripostes de Téhéran ce samedi 28 février, de nombreux pays occidentaux ont alerté sur les risques d’une déstabilisation violente dans la région. La France, par la voix du président de la République Emmanuel Macron, a notamment réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.
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« Fidèle à ses principes et consciente de ses responsabilités internationales, la France demande une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies. Je suis en contact étroit avec nos partenaires européens et nos amis au Moyen-Orient », a réagi sur X Emmanuel Macron.
Selon l’Élysée, des échanges ont déjà eu lieu avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, de la Jordanie et de la région autonome du Kurdistan. « La France se tient prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation », a ajouté le chef de l’État dans son message.
La Norvège alerte sur l’absence de « conformité » au droit international
« Le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale », a-t-il insisté. Des craintes partagées à travers le continent. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’UE, s’est inquiétée de l’évolution « périlleuse » de la situation, appelant à la « protection des civils et (au) respect du droit international humanitaire ».
Le ton est le même au Royaume-Uni où un porte-parole a fait savoir que le gouvernement – qui a rapidement assuré n’avoir pas pris part aux frappes américano-israéliennes – ne voulait pas voir la situation « dégénérer en un conflit régional plus large ». « Je suis profondément inquiet à l’idée que nous ayons maintenant une nouvelle guerre de grande ampleur au Moyen-Orient », a abondé le chef de la diplomatie norvégienne.
France et Norvège ont déploré l’échec des négociations informelles entre Téhéran et les États-Unis, qui se sont tenues quelques jours avant les frappes. Mais Emmanuel Macron a indirectement pointé du doigt la responsabilité de l’Iran, exhortant le régime à « engager une négociation de bonne foi pour mettre un terme à son programme nucléaire et balistique comme à ses actions de déstabilisation régionale ». Une position qui fait écho à celle de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qui a appelé à une « retenue maximale », jugeant « crucial » de garantir la sûreté nucléaire.
Le chef de l’État français, pas plus que la présidente de la Commission, n’ont évoqué la question du droit international. La Norvège de son côté a estimé que les frappes n’étaient « pas conformes » avec les règles en vigueur, soulignant qu’« une attaque préventive (comme l’a qualifiée Israël après les premières frappes, ndlr) suppose l’existence d’une menace imminente ».
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