lundi, mars 16

  • Par crainte d’une plus forte hausse des prix des carburants dans les jours à venir, certains Français cherchent à remplir le réservoir de leur voiture au maximum.
  • Aller au-delà du fameux clic, est-ce utile ou dangereux ?
  • Un garagiste répond dans ce reportage du JT de TF1.

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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent

À la pompe, vous avez peut-être cette habitude : continuer de mettre de l’essence après le « clic » (ou « clac ») synonyme de réservoir plein. Une automobiliste interrogée dans le reportage du JT de TF1 en tête de cet article confie le faire sans même y penser : « Je crois que c’est un automatisme, en fait, de le faire juste après le clic et de forcer encore un petit peu« . Forcer un peu plus, dans un contexte où le prix des carburants a bien augmenté, atteignant presque 2 euros dans cette station-service. En prévision de nouvelles hausses, Aurélien, qui fait le plein face à notre caméra, n’hésite pas à aller chercher les dernières gouttes. « Voilà, là il y a eu le petit clic« , indique-t-il, sans pour autant s’arrêter d’appuyer sur le pistolet : « Par rapport à la hausse du prix qu’on a depuis une semaine, on essaye d’aller au bout du plein. On essaye de faire un chiffre rond en même temps« . 

Quel volume de carburant peut-on mettre en plus après le fameux clic ? Notre journaliste fait le test en poursuivant un plein le plus loin possible. Verdict : « Après le premier clac, j’ai pu mettre 0,7 litre en plus« . Soit 1,34 euro supplémentaire. Mais est-ce que cela permet vraiment de rouler plus longtemps ? Notre équipe pose la question à un garagiste. 

Alors, que devient ce surplus de carburant ? « Perdu, complètement perdu, répond Rémy Lachize, gérant de AMS Auto à Saint-Romain-au-Mont-d’Or, dans le Rhône. Ça va déborder par la suite et ça va aller par terre, tout simplement le long du réservoir« . C’est donc inutile. Même s’il ne déborde pas, le surplus sera évacué et ne rentrera pas dans le réservoir de votre voiture. 

Pour comprendre, il faut aller observer les entrailles d’un véhicule. Rémy Lachize prend l’exemple d’un réservoir de Clio 4 qui peut accueillir 50 à 60 litres de carburant, pas un de plus. « Quand ça claque, en fait, l’essence arrive jusque-là à peu près, montre-t-il (image ci-dessous). Et en fait, quand on recule, l’essence ou le gazole monte, monte, monte, ça arrive à dégueuler par là… ça ne sert strictement à rien, on perd de l’argent« . 

Notre garagiste montrant un réservoir de Clio 4. – TF1

En plus de l’argent perdu, du carburant peut s’échapper et se déverser sur le sol. De quoi créer un potentiel danger : une flaque fraîche peut faire glisser un piéton ou un motard.

La rédaction de TF1info | Reportage : Keziah CRETIN, Sylvain THIZY

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