- Le président américain Donald Trump a signé mercredi soir à Versailles le protocole d’accord avec l’Iran, qui prévoit la fin des frappes, y compris au Liban.
- Une annonce accueillie avec soulagement par Jean-Yves Le Drian, invité dans « Bonjour ! La matinale de TF1 ».
- Tout en soulignant qu’Israël « ne se sent pas lié à cet accord », il place de grands espoirs dans la poursuite des négociations.
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Moyen-Orient : un accord trouvé entre l’Iran et les États-Unis
C’est dans le décor royal du château de Versailles (nouvelle fenêtre) que le document a finalement été paraphé par le président américain, en avance sur le calendrier. Donald Trump a signé mercredi 17 juin dans la soirée le protocole d’accord (nouvelle fenêtre) avec l’Iran, à la veille de la signature initialement prévue en Suisse. Un texte prévoyant la « cessation immédiate et définitive »
des combats « sur tous les fronts, y compris au Liban »
. Une clause saluée ce jeudi par l’envoyé spécial d’Emmanuel Macron pour le pays du Cèdre, Jean-Yves Le Drian, qui a appelé désormais à faire place à la « négociation »
, dans « Bonjour ! La matinale de TF1 ».
La signature « a été avancé(e) pour qu’il y ait un peu plus de côté spectaculaire »
, « mais c’est un accord qu’il faut saluer parce que d’abord, c’est la cessation des hostilités, (…) la cessation des morts, des blessés »
, a souligné d’emblée l’ancien ministre des Affaires étrangères. Ce protocole d’accord, également signé par Téhéran, stipule en effet que les deux parties s’engagent « à ne pas initier de guerre ou d’opération militaire l’un contre l’autre (…), tout en garantissant
l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban
(nouvelle fenêtre)«
.
« La force, ça ne marche pas », insiste le diplomate
« C’est un point lourd »
, qui figure au « premier paragraphe »
du document, a insisté Jean-Yves Le Drian, qui y voit « une nouveauté sur cette question libanaise qui est très forte »
. Par ailleurs, le G7 réuni en sommet à Évian cette semaine (nouvelle fenêtre) « a repris cet élément »
dans un communiqué commun émis à l’issue de la réunion du groupe, qui rassemble la France et les États-Unis, mais aussi l’Allemagne, le Canada, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. « C’est la première fois que cela arrive »
, a salué l’envoyé spécial du président, soulignant que le Liban est « au centre de tout cela »
, « une très bonne nouvelle »
. Plus largement, ce G7 a marqué (nouvelle fenêtre) d’une « certaine manière un tournant et un grand succès pour la France et le président »
, a-t-il jugé.
Pour autant, « la difficulté du moment, c’est que les autorités israéliennes ne reconnaissent pas, ne se sentent pas liées à cet accord »
, a-t-il concédé, tandis que les bombardements israéliens se sont poursuivis sur le sud du Liban mercredi (nouvelle fenêtre). « Une partie des buts de guerre d’Israël ne sont pas retenus dans l’accord entre les États-Unis et l’Iran, mais la négociation va s’ouvrir »
, a poursuivi l’ex-chef de la diplomatie, relevant par ailleurs qu’Israël a fait part de sa « volonté de rester sur le territoire libanais, ce qui n’est pas dans les accords »
.
Ce qui ne l’empêche pas de rester optimiste. « Oui, parce qu’il y a une volonté collective qui s’est affirmée. Oui, parce qu’il apparaît pour tout le monde, y compris pour les Américains, que la paix par la force, ça ne marche pas et ça n’a pas marché »
, a martelé Jean-Yves Le Drian, estimant que « l’Iran a gardé sa résilience »
en dépit des frappes israélo-américaines.
Au vu de ces constats, « c’est la voie de la négociation qui doit aussi s’imposer sur la question libanaise »
, a-t-il insisté, avant de rappeler qu’un nouveau cycle de pourparlers directs entre les gouvernements libanais et israélien doit s’ouvrir lundi à Washington. « Maintenant, il faut se mettre à la table de négociation et mettre tous nos éléments, toutes nos forces, pour que ce soit la dernière guerre au Liban. »




