samedi, janvier 24
Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités, Sébastien Lecornu, premier ministre et Roland Lescure, ministre de l’économie, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 16 octobre 2025.

Lutter contre la pauvreté et inciter au retour au travail. Donner des gages à la droite sans faire fuir la gauche. Après avoir tenté pendant des mois de trouver un équilibre politique sur le budget, le gouvernement s’apprête à renouveler l’expérience sur son projet d’allocation sociale unique. Un « en même temps » qui, comme souvent, ne satisfait pas grand monde.

L’idée, une très vieille antienne de la droite, revient régulièrement dans les débats sous diverses formes. Cette fois, c’est Sebastien Lecornu qui s’est engagé à avancer sur le sujet, mi-novembre 2025. Le premier ministre souhaitait initialement présenter son projet début décembre 2025, mais les débats budgétaires ont ralenti le processus. D’autant que le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a mené en parallèle plusieurs discussions sur les principes de la réforme avec les acteurs concernés (associations de lutte contre la pauvreté, partenaires sociaux, parlementaires, collectivités locales).

Le texte n’est pas encore finalisé mais ses grands contours se précisent. L’objectif est de l’envoyer au Conseil d’Etat puis de le présenter en conseil des ministres avant les élections municipales, en espérant qu’il soit débattu au Parlement avant l’été. Le gouvernement envisage de déposer un projet de loi-cadre, avec un nombre restreint d’articles pour essayer de passer sans trop d’encombre l’épreuve parlementaire. L’essentiel des dispositions serait ensuite pris de manière réglementaire. Un processus qui pourrait prendre du temps, notamment pour des raisons techniques, à l’instar de la mise en place du prélèvement à la source, pour n’aboutir qu’en 2030.

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