Né en 1941, à Batna, dans le nord-est algérien, Liamine Zeroual a 16 ans quand il prend les armes pour la lutte pour la libération de l’Algérie. L’indépendance acquise, il s’engage dans l’armée, avec un cursus militaire dans l’ex-Union soviétique, en Égypte et en France.
Liamine Zeroual grimpe les échelons jusqu’au grade de général, puis commandant des forces terrestres algériennes, en 1989. Ce sera une promotion de courte durée puisqu’il quitte le poste la même année, à cause de divergences avec sa hiérarchie sur l’organisation de l’armée nationale.
Quatre ans plus tard, le militaire devient ministre de la Défense, alors que débutent les « années de plomb », à savoir, la tristement célèbre « décennie noire » qui opposera l’armée algérienne aux groupes intégristes dont le Front islamique du salut et causera la mort de centaines de milliers de personnes.
En 1995, Liamine Zeroual est élu haut la main, lors de la première présidentielle pluraliste du pays. Son dialogue avec les islamistes agace une partie de l’armée, d’autant que les massacres de civils perdurent, parfois jusqu’aux portes de la capitale.
Trois ans plus tard, épuisé par la tâche, il annonce sa démission et appelle à une présidentielle anticipée, remportée par Abdelaziz Bouteflika en 1999. Liamine Zeroual s’était retiré de la politique et était resté très populaire en Algérie.
La présidence de la République a annoncé « avec tristesse le décès de l’ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual, à l’hôpital militaire Mohamed Seghir Nekkache à Alger (…) après un combat contre une maladie grave ». Pendant le deuil national de trois jours, les drapeaux seront mis en berne « sur l’ensemble du territoire national et dans les représentations diplomatiques à l’étranger ».
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