dimanche, janvier 25
Une photo non datée d’Alex Pretti, diffusée le 25 janvier 2026.

Son nom a vite été révélé : Alex Pretti. Cet homme de 37 ans a été tué samedi 24 janvier à Minneapolis (Minnesota), par un agent de la Border Patrol, une agence fédérale de l’immigration. Sa mort survient deux semaines après celle de Renee Good, dans des conditions similaires, et a déclenché une nouvelle vague de protestations.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Minneapolis : la mort d’Alex Pretti, tué par la police fédérale de l’immigration, attise la colère dans une ville déjà traumatisée

Alex Pretti était infirmier dans un service de réanimation au Minneapolis VA Health Care System, un hôpital pour anciens combattants. « C’était un type super sympa, super serviable, qui s’occupait de ses patients. Je suis tout simplement stupéfait », a déclaré au quotidien britannique The Guardian Dimitri Drekonja, chef du service des maladies infectieuses de l’établissement.

Né dans l’Illinois, il était de nationalité américaine et résident de Minneapolis, selon le chef de la police de la ville. D’après les médias locaux, M. Pretti avait obtenu son diplôme d’études secondaires à Green Bay, dans le Wisconsin, en 2006. Il avait ensuite suivi une formation d’infirmier avant de rejoindre l’administration pour les anciens combattants (VA).

L’homme était investi dans les mouvements de protestation contre les opérations de la police de l’immigration (ICE, pour Immigration and customs enforcement) à Minneapolis.

« Il était très sensible à la cause des gens et très indigné par ce qui se passait à Minneapolis et dans tout le pays avec l’ICE, comme des millions d’autres personnes », a déclaré son père, Michael Pretti, à l’agence Associated Press (AP). « Il trouvait ça terrible, vous savez, kidnapper des enfants, arrêter des gens dans la rue (…) Il savait que c’était mal, alors il a participé aux manifestations. »

Lire aussi | Que sait-on de la mort d’Alex Pretti, cet infirmier de 37 ans tué par la police fédérale de l’immigration à Minneapolis ?

« Un homme bon »

Le père a affirmé avoir dit à son fils d’être prudent lorsqu’il participait à des manifestations. « Nous avons eu cette discussion avec lui, il y a environ deux semaines, pour lui dire d’aller manifester, mais de ne pas s’impliquer, de ne pas faire de bêtises, en gros. Et il a répondu qu’il le savait. Il le savait. »

Il vivait, seul, dans un petit immeuble, à environ 3 kilomètres de l’endroit où il a été tué. Ses voisins l’ont décrit comme un homme très occupé par son travail à l’hôpital mais qui était également passionné par les activités de plein air – il pratiquait le cyclisme. « Entre deux patients, on discutait de nos projets de faire une sortie en VTT ensemble. Ce ne sera plus possible », a commenté son collègue, le médecin Dimitri Drekonja, sur Bluesky.

Le Monde Mémorable

Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »

Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »

Découvrir

Newsletter

« A la une »

Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »

S’inscrire

Le Monde Application

La Matinale du Monde

Chaque matin, retrouvez notre sélection de 20 articles à ne pas manquer

Télécharger l’application

Newsletter abonnés

« International »

L’essentiel de l’actualité internationale de la semaine

S’inscrire

L’administration Trump s’efforce de présenter M. Pretti comme un agresseur armé, violent et menaçant, mais des vidéos largement diffusées par les médias américains contredisent cette version. « Les mensonges odieux proférés par l’administration au sujet de notre fils sont répréhensibles et répugnants. Alex ne tenait manifestement pas d’arme lorsqu’il a été attaqué par les lâches agents de l’ICE, ces voyous meurtriers de Trump », ont également déclaré les parents d’Alex Pretti dans un communiqué. « S’il vous plaît, faites connaître la vérité sur notre fils. C’était un homme bon », ont-ils ajouté.

Le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, a indiqué qu’Alex Pretti possédait un permis de port d’arme et n’était pas connu de la police.

Lire notre reportage | Article réservé à nos abonnés Minneapolis, nouvel épicentre de la révolte contre Donald Trump : « L’ICE ne s’attendait pas à ça »

Le Monde

Share.
Exit mobile version