vendredi, août 28

  • Plus de 400 personnes ont péri au Népal et au Tibet voisin dans la crue dévastatrice, et plus de 1.400 autres sont toujours portées disparues.
  • De nouvelles coulées de boue sont redoutées, vendredi 28 août, en raison d’un large lac artificiel qui menace de rompre et de déborder.
  • La Chine a même annoncé la suspension des secours au cœur de la zone sinistrée de Gyirong.

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Un bilan provisoire qui ne cesse de s’alourdir et de nouvelles coulées de boue redoutées. Deux jours après la crue dévastatrice dans la région himalayenne entre le Népal et le Tibet, qui fait au moins 472 personnes et plus de 1.400 disparus, les autorités chinoises ont signalé un « risque élevé de rupture et de débordement » d’un lac artificiel formé à la suite de la gigantesque mer de boue, « pouvant entraîner une crue importante en aval », rapporte l’agence Chine Nouvelle.

À cause du danger posé par la vaste retenue d’eau en surplomb, « toutes les équipes de secours ont donc reçu l’ordre de ne pas bouger et d’attendre de nouvelles instructions », a déclaré un journaliste de la télévision CCTV sur place. Selon le média d’État, « l’eau a commencé à déborder et à s’écouler » de la retenue en direction du poste-frontière de Gyirong, principale zone touchée par la catastrophe au Tibet. Près de 700 pompiers, soutenus par des drones et des chiens de recherche, ont été déployés dans la zone.

Les secours chinois suspendus

Toujours selon CCTV, la retenue d’eau contient deux millions de mètres cubes d’eau et est déjà en excédent, alors qu’elle pourrait en recevoir trois millions de plus dans les trois prochains jours. La courbe des relevés hydrographiques devrait être à son plus haut le 1ᵉʳ septembre en raison de pluies continues, a précisé la chaîne officielle. 

Le ministère chinois des Ressources en eau a donc donné pour instruction aux autorités locales de surveiller de près la masse d’eau et les précipitations, et d’identifier les personnes vivant dans les zones susceptibles d’être touchées, a indiqué l’agence Chine Nouvelle.

De nouveaux glissements de terrain ou inondations dans la vallée ne sont pas à exclure

L’ambassade française au Népal

De l’autre côté de la frontière himalayenne, le gouvernement népalais a lui aussi multiplié les mises en garde contre une possible deuxième crue à cause du lac formé par l’effondrement du glacier, qui semble à l’origine de la catastrophe. « Il semble que le flot de la rivière Lhende soit encore obstrué en amont. (…) À cause du risque de nouvelle inondation, toutes les populations en aval sont priées de rester extrêmement vigilantes », a relevé jeudi l’autorité de gestion des situations d’urgence NDRRMA.

« De nouveaux glissements de terrain ou inondations dans la vallée ne sont pas à exclure », a également averti sur X l’ambassade française au Népal. Selon l’office népalais du tourisme, quatre Français figurent parmi les 540 touristes portés disparus. « À ce stade, nous sommes sans nouvelles de plusieurs Français et sommes en contact avec leurs familles », a réagi jeudi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Les efforts se poursuivent pour les localiser. »

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