
Une « révolution » : c’est ainsi que Valérie Van Peel, la présidente de l’Alliance néoflamande (N-VA), le parti du premier ministre belge Bart De Wever, qualifiait, dimanche 11 janvier, les changements sociaux impulsés par la coalition de centre droit dirigée par le nationaliste, libéral et conservateur. A Liège, quelque 1 523 personnes vivent déjà concrètement cette « révolution » depuis le 1er janvier : au chômage depuis de longues années, vingt parfois, elles sont désormais privées d’allocations. L’un des projets les plus marquants du gouvernement est, en effet, de limiter à deux ans la durée maximum du chômage. Quelque 195 000 Belges, majoritairement wallons, seront concernés d’ici à juillet 2027.
Un « choc », dit Nathalie, 50 ans (les personnes présentées par leur seul prénom n’ont pas donné leur nom). Cette ancienne vendeuse, victime d’un burn-out sévère en 2018, a suivi des formations et des stages mais sans parvenir à retrouver un emploi. Quand on lui demande comment elle vit sa situation, elle fond en larmes et lâche : « Vivre ? Je ne sais pas ce que c’est, je ne peux rien m’offrir. » Avec les 1 400 euros mensuels qu’elle touchait jusqu’ici, cette célibataire espérait pouvoir continuer à payer sa maison, assumer ses charges et soigner ses six chats et chiens. « Bien sûr, il y a des abus dans le chômage, mais pourquoi enlever un peu de sécurité à tout le monde ? », interroge-t-elle.
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