mardi, juin 16

« Nous leur devons aujourd’hui individuellement et collectivement des excuses », a déclaré Me Mourad Battikh, ce lundi 15 juin sur BFMTV. L’avocat parlait alors de ses deux clientes, Maeva et Prescyllia, qui accusent le père de Jérôme Barella de les avoir violées durant leur enfance.

Me Mourad Battikh « réclame la réouverture des deux dossiers ». La chose est « acquise » concernant l’enquête classée sans suite de Maeva puisque « le procureur s’est prononcé ». Pour Prescyllia qui a « subi un non-lieu », c’est en revanche plus compliqué et la réouverture n’est pour l’heure pas prononcée.

« Elles sont courageuses »

Dans le cadre d’un non-lieu l’information judiciaire ne peut en effet être rouverte qu’en cas d’éléments nouveaux à apporter au dossier. Me Mourad Battikh estime que « les versions concordantes » de ses clientes, « toute la séquence autour de Lyhanna et de la famille Barella », mais aussi « les dysfonctionnements de la justice qui ont été mis en exergue » constituent les nouveaux éléments nécessaires.

Il s’agit de « faire en sorte que Monsieur Barella, qui aurait commis des faits graves, des faits de viols pendant trois ans, puisse être l’objet d’une enquête approfondie et in fine, si l’enquête le détermine, traduit devant une juridiction de jugement », explique l’avocat.

Il poursuit: « la justice s’est trompée, les enquêteurs se sont trompés, un magistrat instructeur s’est trompé. Il est temps que l’enquête se rouvre et que la vérité judiciaire soit la bonne. »

Me Mourad Battikh assure que Maeva et Prescyllia sont prêtes à être confrontées à Joël Barella pour les besoins de l’enquête. Elles le sont en tout cas « autant que des jeunes femmes qui ont eu une enfance volée le sont. Elles sont courageuses et je suis fier d’être leur avocat », a-t-il déclaré.

Article original publié sur BFMTV.com

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