- Le père de Jérôme Barella, mis en examen dans l’affaire Lyhanna, a été visé en 2013 par une plainte pour viol, a appris TF1-LCI.
- Les faits, qui auraient été commis entre 2010 et 2013, ont été dénoncés par l’une de ses petites-filles née en 2000.
- Il avait obtenu un non-lieu en 2021.
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Mort de Lyhanna, 11 ans : après le drame, l’onde de choc judiciaire
Jérome, son frère, et maintenant son père. Près d’une semaine après que le corps sans vie de Lyhanna, 11 ans, a été retrouvé, les révélations sur la famille Barella se multiplient.
Ainsi, deux jours après que l’on a appris que son frère aîné prénommé Yannick a été placé en garde à vue des chefs de « viol sur mineur de plus de 15 ans », « viol par conjoint », « séquestration et menace de mort réitérée par conjoint », et alors que l’issue de la mesure n’a pas été rendue publique après un dessaisissement du parquet d’Auch au profit de celui d’Agen, une source proche du dossier indique à TF1-LCI que le père de Jérôme Barella, le principal suspect dans l’enlèvement, la séquestration et la mort de Lyhanna, a lui aussi été entendu dans une autre affaire de violences sexuelles sur mineure.
« M. Barella a été visé en 2013 par une plainte pour viol d’une de ses petites-filles née en 2000. Il s’agit de la petite fille de sa compagne et les faits dénoncés visaient la période de 2010 à 2013. La plainte a été classée sans suite en 2021 »
, a appris notre rédaction d’une source proche du dossier.
Les résultats des examens complémentaires attendus
Des informations qui arrivent alors que la qualification des faits visant Jérôme Barella pourrait évoluer. Lundi 1ᵉʳ juin 2026, trois jours après la disparition de Lyhanna, ce dernier avait été mis en examen pour « enlèvement et séquestration de mineure ».
Face aux enquêteurs, ce père de famille de 41 ans a reconnu, après plusieurs heures d’interrogatoire, avoir fait monter la collégienne de 11 ans dans sa voiture à la sortie de son collège de Fleurance dans le Gers. Il a indiqué l’avoir ensuite déposée devant la piscine de la ville.
Après plusieurs jours d’importantes recherches, le corps sans vie de la fillette a finalement été retrouvé le jeudi 4 juin dans un silo situé dans une usine agricole de Puycasquier, à une quinzaine de kilomètres de Fleurance. « Les médecins légistes, en l’état de leurs investigations, ne sont pas aujourd’hui en mesure d’indiquer quelles sont les
causes de la mort
; dès lors des examens et expertises complémentaires ont été ordonnés et vont être diligentés »,
avait informé Olivier Naboulet, procureur de la République d’Agen après que les résultats de l’autopsie pratiquée au lendemain de la macabre découverte ont été connus.
Le magistrat pourrait faire une nouvelle communication dans les prochains jours si les causes de la mort ont été déterminées. Les examens complémentaires pourraient également permettre de déceler une éventuelle agression sexuelle.




