lundi, février 16

  • Deux hommes sont jugés à partir de lundi 16 février, dans l’affaire Jérémie Cohen.
  • En 2022, un jeune homme était mort percuté par un tramway à Bobigny, après avoir été agressé en pleine rue.

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Décès de Jérémie Cohen, percuté par un tramway à Bobigny

Le procès de deux hommes dans l’affaire Jérémie Cohen s’ouvre lundi 16 février devant la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis et doit durer jusqu’au 23 février. La mort de ce jeune homme de 31 ans, de confession juive et porteur d’un handicap psychique, est survenue en 2022, après qu’il a été percuté par un tramway à Bobigny en cherchant à fuir ses agresseurs.

Une affaire devenue politique

L’affaire avait été très médiatisée à l’époque, à quelques jours de l’élection présidentielle, et portée en premier lieu par le candidat Éric Zemmour, qui s’était demandé s’il était « mort parce que juif ». Au cours des investigations, la famille avait appelé à « rester prudent » face aux affirmations d’un mobile antisémite.  L’enquête n’a finalement pas décelé de caractère discriminatoire dans l’agression de Jérémie Cohen, mais c’est maintenant aux juges de la cour criminelle de répondre à cette question. 

En revanche, le lien entre l’agression et sa mort a bien été caractérisé par les deux magistrates en charge d’instruire le dossier : « C’est bien en voulant fuir les graves violences qu’il subissait de la part de plusieurs individus que Jérémie Cohen s’est dirigé vers les rails du tramway et s’est fait percuter », ont conclu les juges, en septembre 2024. Ces dernières ont estimé que Jérémie Cohen avait « couru en direction des voies du tramway pour échapper à ses agresseurs et dans la crainte d’être de nouveau agressé ».

Les deux accusés d’une trentaine d’années ont admis l’agression devant les enquêteurs mais nié tout caractère antisémite. Miguel D., intérimaire de 27 ans au moment des faits, est jugé pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion, tandis que Kenny A., alors livreur de 23 ans, est jugé pour violences en réunion sans incapacité.

C.Q

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