samedi, février 14
Karim Wade, à Dakar, en 2012.

Du Sénégal à la Côte d’Ivoire en passant par le Maroc ou encore le Rwanda, l’ombre de Jeffrey Epstein s’est étendue en Afrique. Les trois millions de documents rendus publics par la justice américaine le 30 janvier montrent que le criminel sexuel et homme d’affaires américain, mort en 2019, a appliqué sur le continent la même recette qu’ailleurs dans le monde pour étancher sa soif de pouvoir. Un écosystème où s’entremêlaient relations avec les puissants, affaires parfois troubles et prédation sexuelle.

Dans l’Afrique de l’Ouest des années 2010, Karim Wade, fils du président sénégalais Abdoulaye Wade et figure politique majeure, attire l’attention de Jeffrey Epstein. Surnommé « le ministre de la terre et du ciel », en raison de son super portefeuille ministériel (coopération internationale, aménagement du territoire, transport aérien, infrastructures, énergie), son nom apparaît 504 fois dans les « Epstein Files ».

Après leur rencontre en 2010, Epstein décrit Karim Wade comme « l’un des plus importants acteurs en Afrique » dans un mail à Jes Staley, ex-patron de la banque Barclays. Une personnalité au côté de laquelle il se réjouit à plusieurs reprises de pouvoir « s’amuser ». Les éléments dévoilés par les autorités américaines ne permettent toutefois pas de déterminer si Karim Wade était impliqué dans les abus sexuels orchestrés par le financier. Son avocat n’a pas donné suite à nos sollicitations.

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