
En parler suscite les regards consternés et une inquiétude : qui seront les prochains diplomates éclaboussés ? A quel point le Quai d’Orsay sera-t-il sali par les ramifications françaises de l’affaire Epstein ? Une purge doit-elle être menée pour en finir avec le culte du secret entretenu au sein du ministère des affaires étrangères pour camoufler les turpitudes de ses agents afin de ne pas nuire à l’image de la France ? Le Quai d’Orsay vit dans la tourmente depuis la mise au jour, le 10 février, par Radio France et Mediapart, des liens entre le diplomate Fabrice Aidan et Jeffrey Epstein, le criminel sexuel américain condamné, dès 2008, pour « incitation de mineur à la prostitution » et mort en prison en 2019.
La publication par l’administration Trump de millions de documents issus du dossier Epstein, le 30 janvier, a permis d’exhumer les échanges entre le diplomate français, détaché à New York auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU), et le pédocriminel américain. Les mails rendus publics ne semblent pas établir de lien direct entre le fonctionnaire, détaché, aujourd’hui, dans le secteur privé, et les crimes sexuels du milliardaire. Mais ils révèlent une grande proximité entre les deux hommes, qui remonte, selon les documents du département de la justice américain, à 2010.
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