dimanche, février 1
Le procureur général adjoint Todd Blanche répond à une question d’un journaliste lors d’une conférence de presse après l’annonce, par le ministère de la justice, de la publication de trois millions de pages de documents dans le cadre de l’affaire Epstein, à Washington, le vendredi 30 janvier 2026.

Le ministère de la justice américain a réitéré, dimanche 1er février, qu’il n’entendait pas lancer de nouvelles poursuites dans l’affaire du criminel sexuel Jeffrey Epstein, malgré la publication de millions de documents supplémentaires qui continuent d’éclabousser des personnalités à travers le monde.

S’exprimant sur la chaîne de télévision CNN, le ministre adjoint de la justice, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, a déclaré qu’il ne pouvait pas parler expressément d’une quelconque enquête mais a tenu à rappeler ce qu’avait dit le ministère en juillet 2025.

« L’examen que nous avions effectué auparavant avait conclu qu’il n’existait aucune information » pouvant mener à des poursuites pénales, « et c’est là où nous en sommes restés d’après ce que nous avons vu et ce que nous avons publié à partir des dossiers Epstein », a-t-il affirmé. « Il y a beaucoup de correspondance, beaucoup d’e-mails, beaucoup de photographies (…). Mais cela ne nous permet pas nécessairement de poursuivre quelqu’un, et c’est ce qui importe au peuple américain », a-t-il ajouté.

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Dépravation des élites

Le ministère de la justice américain a entrepris vendredi la publication d’une masse de documents supplémentaires concernant Jeffrey Epstein, affirmant respecter ainsi l’obligation imposée à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.

« On a rendu public plus de 3.5 millions de documents que le monde entier peut voir maintenant et juger si nous nous sommes trompés », a poursuivi M. Blanche sur CNN. Le responsable faisait référence à un mémorandum publié conjointement en juillet par le ministère et le FBI, la police fédérale, concluant à l’absence d’élément nouveau dans le dossier qui justifierait la publication de documents supplémentaires ou de nouvelles poursuites.

A l’époque, l’annonce avait enflammé la base MAGA de Donald Trump, qui voit dans l’affaire Epstein la confirmation de ses suspicions sur la dépravation et la corruption des élites. Quant au président Trump, qui nie depuis longtemps toute implication dans les agissements du criminel sexuel Jeffrey Epstein, il se considère comme « absout ».

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« Je ne l’ai pas vu moi-même, mais des personnes très importantes m’ont dit que non seulement cela m’absout, mais que c’est le contraire de ce que les gens espéraient, vous savez, la gauche radicale », a-t-il déclaré à bord de l’avion présidentiel Air Force One samedi soir.

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L’affaire continue de provoquer des remous à travers le monde, de la Slovaquie, où un conseiller du premier ministre Robert Fico accusé d’avoir échangé avec Jeffrey Epstein a présenté sa démission, jusqu’en Norvège.

Le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, Casey Wasserman, a, lui, présenté samedi ses excuses après que son nom est apparu parmi les derniers documents.

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Le Monde avec AFP

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