lundi, février 9

  • Pressé par les médias britanniques de prendre la parole, le roi d’Angleterre s’est fendu d’un communiqué au sujet du scandale mondial qui secoue aussi son clan.
  • Le souverain de 77 ans rappelle sa « profonde inquiétude face aux allégations qui continuent d’être révélées » au sujet de son frère cadet et de son amitié avec le pédocriminel américain.

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La question a à nouveau surgi de la foule. « Depuis combien de temps êtes-vous au courant pour Andrew et Epstein ? », a lancé un badaud à Charles III lors d’un déplacement ce lundi. La même scène s’est produite la semaine dernière, signe d’une opinion publique toujours plus encline à entendre son roi s’exprimer sur l’affaire qui bouscule les Windsor. Le souverain anglais a choisi l’option, quelques heures plus tard, d’un communiqué dans lequel le septuagénaire prend une distance maximale avec son frère cadet.

Photos privées et documents confidentiels

« Le roi a clairement exprimé, par ses paroles et par des actions sans précédent, sa profonde inquiétude face aux allégations qui continuent d’être révélées au sujet du comportement de Monsieur Mountbatten-Windsor », note le texte publié en début de soirée par Buckingham Palace. « Bien que les allégations spécifiques en question relèvent de la responsabilité de Monsieur Mountbatten-Windsor, si la police de Thames Valley nous contacte, nous sommes prêts à l’aider comme vous pouvez vous y attendre », ajoutent les services du roi qui martèlent également un message déjà passé l’automne dernier lorsque Andrew avait été déchu de son titre de prince et sommé de déménager de sa résidence royale. 

« Comme indiqué précédemment, les pensées et la sympathie de leurs Majestés ont été et restent avec les victimes de toutes les formes d’abus », conclut le communiqué du palais. Le nom d’Andrew est réapparu la semaine dernière dans une nouvelle salve de documents publiés par le ministère américain de la Justice. Figuraient notamment des échanges d’e-mails avec Jeffrey Epstein, mais surtout des photos le montrant à quatre pattes au-dessus d’une femme. Pire, une deuxième femme est en parallèle sortie du silence, racontant avoir été envoyée à Londres par le financier pour avoir des relations sexuelles avec le prince. Virginia Giuffre, sa première accusatrice qui l’avait traîné devant les tribunaux à New York pour viols, s’est donné la mort l’an dernier. 

Plus tôt dans la journée, le porte-parole de Kate et William avait fait part de la « profonde préoccupation » de la princesse et du prince de Galles, pensant eux aussi en priorité aux victimes. Seul le prince Edward, le benjamin du roi et d’Andrew, s’est pour l’instant exprimé face caméra sur ce dossier qui empoisonne les Windsor depuis des années. 

Le fait qu’ils soient prêts à coopérer avec les autorités est un signal fort envoyé à la population britannique alors que les révélations en cascade se multiplient. Ce lundi toujours, la police régionale de Windsor a annoncé « examiner » les informations selon lesquelles le frère de Charles III aurait partagé des données confidentielles avec Jeffrey Epstein. La devise de la famille royale britannique « ne jamais se plaindre, ne jamais expliquer » n’a jamais semblé aussi obsolète.

Delphine DE FREITAS

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