vendredi, février 6

  • Un homme a été mis en examen pour « viol par personne ayant autorité » dans le dossier de Notre-Dame-de-Bétharram.
  • Il s’agit d’un ecclésiastique, qui a été placé « sous contrôle judiciaire », selon le procureur, qui avait requis son placement en détention provisoire.
  • L’établissement privé du Sud-Ouest est visé par près de 250 plaintes.

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Violences et abus sexuels au collège-lycée de Bétharram

Nouveau rebondissement dans le dossier de Notre-Dame-de-Bétharram. Un deuxième homme, un ecclésiastique sexagénaire, a été mis en examen pour « viol par personne ayant autorité », a indiqué jeudi le parquet de Pau. L’établissement privé du Sud-Ouest est visé par près de 250 plaintes d’anciens élèves.

Le plaignant, né en 1981, a dénoncé « un fait de viol survenu à une seule reprise, entre 1993 et 1996« , précise le procureur de la République de Pau, Rodolphe Jarry, dans un communiqué de presse. Il souligne que le mis en cause, né en 1963, n’avait « jamais été entendu » jusqu’ici dans la procédure, ouverte il y a deux ans. 

Seulement deux plaintes non-prescrites

L’ecclésiastique mis en examen jeudi a été placé « sous contrôle judiciaire en s’entourant de garanties quant à sa représentation ultérieure en justice« , selon le procureur, qui avait requis son placement en détention provisoire. Lors de sa garde à vue, entamée mardi, il a contesté les faits qui lui étaient reprochés.

Dans cette affaire de violences sexuelles, qui s’étalent sur un demi-siècle, les anciens adolescents victimes ont dénoncé fellations et masturbations forcées, passages à tabac, humiliations et supplices, mais ont buté sur l’écueil des délais de prescription, dont le point de départ commence à la majorité des plaignants et qui durent désormais jusqu’à 30 ans dans les cas de viol. 

Quinze prêtres, presque tous décédés, et quatre laïcs avaient été jusqu’ici mis en cause, mais seules deux plaintes n’étaient pas tombées sous le coup de la prescription, conduisant à la mise en examen il y a un an d’un ancien surveillant pour viol et agression sexuelle. Ce dernier a bénéficié mercredi « d’une ordonnance de refus de prolongation de sa détention provisoire et de placement subséquent sous contrôle judiciaire« , a indiqué le parquet, qui a fait appel de cette décision. 

Cette deuxième mise en examen intervient peu après l’annonce de la fermeture du site historique de Notre-Dame-de-Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques, déménagé prochainement dans le village voisin d’Igon, où le groupe scolaire, rebaptisé Beau Rameau en 2009, compte déjà une école, un lycée et un lycée professionnel.

Thomas GUIEN

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