mardi, avril 7
Un agriculteur rassemble son bétail près de Sinop (Mato Grosso), au Brésil, le 10 août 2020.

Une semaine après l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par les forces spéciales américaines dans la nuit du 2 au 3 janvier et la nouvelle politique prédatrice de Donald Trump en Amérique du Sud, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) a pris une dimension géopolitique. L’approbation donnée par la Commission européenne, vendredi 9 janvier, a été saluée par Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil, comme un « jour historique pour le multilatéralisme ». Le Brésil est la première économie du bloc sud-américain, qui va former, avec l’UE, l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde.

« Cet accord affirme la primauté des règles dans les relations internationales contrairement à l’approche des Etats-Unis, qui est celle de l’unilatéralisme, comme en témoignent les récents événements au Venezuela, explique Marcel Vaillant, économiste à l’université de la République à Montevideo, en Uruguay, et il renforce aussi l’axe atlantique grâce à une plus grande harmonisation des règles avec l’UE. »

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