mardi, janvier 20
Une photo diffusée par la Guardia Civil montre des agents à l’œuvre sur le lieu de l’accident, à Adamuz (Espagne), le 19 janvier 2026.

Le ministre de l’intérieur espagnol a écarté mardi 20 janvier qu’un acte de sabotage puisse être à l’origine de la collision tragique de deux trains qui a fait au moins 41 morts dimanche soir à Adamuz, en Andalousie (Sud).

« La possibilité d’un sabotage n’a jamais été envisagée. Depuis le début, on a parlé de questions techniques liées au transport ferroviaire », a affirmé Fernando Grande-Marlaska en réponse à une question lors d’une conférence de presse après la réunion du conseil des ministres, à Madrid. Il n’y a « jamais eu le moindre élément permettant de l’envisager », a-t-il affirmé.

Dimanche à 19 h 45, les deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total.

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En cause : un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51 % du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) –, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (Sud).

« L’erreur humaine est quasi écartée »

Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d’entre elles semblent même avoir été écrasés par l’impact, selon des images aériennes diffusées par la garde civile espagnole. Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc.

A Adamuz, le premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, a promis face aux journalistes que les conclusions de l’enquête sur les circonstances de l’accident seraient diffusées avec une « transparence absolue » pour établir « la vérité ». A ce stade, le ministre des transports, Oscar Puente, a évoqué un accident « extrêmement étrange », survenu dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée.

« L’erreur humaine est quasi écartée, a balayé le président de la Renfe, Alvaro Fernandez Heredia, sur la radio publique RNE. Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure. » Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, précisant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.

Le Monde avec AFP

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