mardi, janvier 20
Sur le lieu de la collision entre deux trains à Adamuz (Espagne), le 20 janvier 2026.

Un nouveau corps a été retrouvé dans la carcasse de « l’un des wagons Alvia », le train de la Renfe impliqué dans la collision tragique de dimanche soir à Adamuz, dans le sud de l’Espagne, ont annoncé, mardi 20 janvier, les autorités régionales.

Cela fait monter le bilan de cette catastrophe à 42 morts, alors que l’Espagne observe à partir de mardi trois jours de deuil national. Ce bilan pourrait encore s’alourdir à mesure que les recherches continuent dans les carcasses des deux trains qui sont entrés en collision près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue. Les secouristes tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.

Le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, a estimé lundi soir que les autorités pourront déterminer « avec certitude » le nombre total de victimes de cet accident ferroviaire dans les « prochaines vingt-quatre à quarante-huit heures ».

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« Effort collectif » de la gestion de crise

Le roi Felipe VI et la reine Letizia, qui sont arrivés mardi à la mi-journée à Adamuz, ont remercié et salué « l’effort collectif » des institutions, des services d’urgence et de secours et des voisins qui ont aidé les victimes de l’accident, ainsi que la coordination de la gestion de la tragédie.

« Nous tenons à saluer le très grand professionnalisme de toutes les personnes qui ont participé à la gestion de l’urgence, d’où qu’elles viennent, ainsi que la volonté de toutes les administrations de mettre la main à la pâte et de tout coordonner », a déclaré le roi après avoir rendu visite aux personnes hospitalisées à Cordoue.

Dimanche à 19 h 45, les deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total. En cause : un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51 % du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) – dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (Sud).

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Si le ministre des transports, Oscar Puente, a évoqué un accident « extrêmement étrange », le ministre de l’intérieur espagnol a écarté, mardi, la possibilité d’un acte de sabotage.

Le Monde avec AFP

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