
Les « Secpa », structures d’exercice coordonné participatives, ont trouvé des porte-voix jusque dans les rangs des élus et des parlementaires. Ces 26 structures, des maisons et centres de santé implantés dans (ou en bordure) de quartiers prioritaires de la ville, de Paris à Marseille en passant par Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ou Echirolles (Isère), sont sorties de leur relative confidentialité pour dénoncer les possibles coupes budgétaires qui les menacent, avec l’arrivée à son terme du dispositif qui les finance. Elles constituent un maillon du système de santé considéré comme essentiel auprès, notamment, de populations défavorisées, à l’heure où l’accès aux soins se dégrade.
Ce dispositif, lancé en 2021 au titre de l’article 51 de la loi de financement 2018 de la Sécurité sociale qui concerne les innovations et expérimentations en santé, a été financé à hauteur de 14 millions d’euros par l’Etat en 2025. Ce qui représente une part « essentielle » du budget annuel de ces structures, ont rappelé celles-ci dans leurs interpellations en amont de leur journée de mobilisation, prévue ce jeudi 5 février. De quoi salarier des psychologues, médiateurs, interprètes et de nombreux autres intervenants qui permettent de développer un accompagnement global des patients, associant soins médicaux, soutien psycho-social et médiation en santé, pour des publics souvent exclus du système de santé traditionnel.
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