- Le 28 février dernier, Israël et les États-Unis ont lancé une série de frappes sur l’Iran.
- Depuis, le conflit perdure et ce dimanche 2 août, Donald Trump a annoncé avoir suspendu de nouvelles frappes à la demande de Téhéran.
- Selon Djilali Benchabane, analyste en géopolitique, « pour les États-Unis, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une forme de compétition qui se joue. »
Donald Trump (nouvelle fenêtre) fait marche arrière. C’est loin d’être un précédent pour le président de la première puissance mondiale qui se rétracte. Sur son réseau Truth Social (nouvelle fenêtre), le milliardaire américain a expliqué son choix : « L’Iran et d’autres pays du Moyen-Orient viennent de nous demander de suspendre toute attaque (…) Compte tenu de cette demande, j’ai accepté, dans l’intérêt futur du MONDE (…) à condition de parvenir rapidement à conclure un ACCORD.
«
Sur LCI, Djilali Benchabane, analyste en géopolitique, estime que « à un moment ou à un autre, la solution de la discussion va s’imposer. Pourquoi ? Parce que pour les États-Unis, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une forme de compétition qui se joue. Celle de leur crédibilité, de leur capacité à pouvoir aboutir à une stabilisation de la région. Ils ont déclenché le conflit, il va falloir trouver une solution pour en sortir. »
L’enjeu pour les Américains se situe aussi au niveau de leur présence dans les différentes régions du Moyen-Orient. « Les États du Golfe ne peuvent pas vivre avec cette épée de Damoclès. On ne parle plus simplement de nucléaire, on parle d’équilibre régional où l’Iran aurait sa place. C’est pour ça que pour les États-Unis, cette idée du rapport de force n’est pas suffisante »
, ajoute Djilali Benchabane.




