lundi, mars 16

A Toulouse, le maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc arrive nettement en tête dimanche au premier tour des municipales, loin devant les candidats LFI et PS-Ecologistes qui, en cas de fusion, peuvent prétendre à la victoire au second tour.

« Le second tour sera serré. Les électeurs devront choisir entre le danger mélenchoniste et ma candidature », a déclaré M. Moudenc qui a totalisé 37,5% des suffrages. « L’opposition est divisée, elle n’est pas en état de gouverner cette ville », a estimé le maire de la 4e ville de France.

Alors que plusieurs sondages diffusés durant la campagne électorale plaçaient le candidat PS-Ecologistes François Briançon en deuxième position, il pointe finalement en 3e position avec près de 25% des voix, derrière le député LFI François Piquemal qui totalise 27,5% des bulletins de vote.

Les deux candidats de gauche ont affirmé leur désir de rassemblement dans la perspective du second tour.

« Les deux listes de gauche ont les clés de la victoire », a déclaré le candidat LFI, appelant « à l’union de la gauche sur la base d’une union démocratique, tant du point de vue du score de chacune des listes que du point de vue du programme ».

« Il y aura un accord, puisque nous le souhaitons », a affirmé M. Piquemal, « et je suis sûr que le seul chemin pour battre M. Moudenc, c’est d’avoir une union de la gauche, donc on appelle à ce que les socialistes fassent preuve maintenant de responsabilité et acceptent la main qu’on leur tend pour que l’on commence à discuter d’un accord », a-t-il dit aux journalistes.

« On va ouvrir des discussions », a-t-il ajouté, mais nous, notre programme commun, je le dis, sera sur la base du programme du Nouveau front populaire ».

« Je crois que l’accord est possible parce que c’est le sens de l’histoire », a-t-il affirmé, avant de dire à l’adresse des électeurs de M. Briançon: « les valeurs que vous portez, celles de la transition écologique, celles d’une ville qui en finit avec le clientélisme, avec les vieilles pratiques de M. Moudenc, nous les portons aussi ».

– Négociations dans la nuit –

Au quartier général de François Briançon, l’annonce de la 3e place de leur favori a jeté le trouble.

« Notre ADN, c’est le rassemblement », a dit François Briançon. « L’objectif, c’est de battre la droite. Donc maintenant, il faut en créer les conditions. (…) On va réunir le conseil politique de la liste et puis éventuellement nous rencontrerons la liste de la France insoumise, mais tout ça se passera cette nuit ».

« Il y a un succès de la gauche dans cette ville », poursuit-il en référence au score cumulé des listes de gauche lors du 1er tour.

En 2020, Jean-Luc Moudenc avait battu de justesse au second tour une liste d’union de la gauche conduite par l’écologiste Antoine Maurice.

Proposant au second tour, la même liste qu’au premier, Jean-Luc Moudenc a décrit les tractations entre adversaires de gauche comme une « tambouille politicienne » manquant de clarté pour les électeurs.

« Le danger mélenchoniste (est) plus fort en 2026 », a-t-il averti.

Avant l’annonce des résultats, plusieurs centaines de personnes ont exigé, lors d’un rassemblement dimanche soir à Toulouse, l’union des gauches, brandissant une banderole « A gauche toutes », ont constaté des journalistes de l’AFP.

Dans une ville ancrée à gauche où l’extrême droite peine à percer, le candidat du Rassemblement national Julien Leonardelli ne recueille que 6,5% des voix, loin de la barre des 10% qualificative pour le second tour.

ap-vgr-far-chv/sla

Share.
Exit mobile version