samedi, février 14

“L’Europe ne veut plus prendre de gants avec Trump”, résume Foreign Policy. Au premier jour de la Conférence de Munich sur la sécurité, “un thème clair se dégageait déjà : les dirigeants européens n’hésitent pas à affirmer que l’ordre mondial d’après-guerre est moribond et ils en tiennent le président américain Donald Trump pour responsable”.

En ouverture de la conférence, le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que l’ordre mondial fondé sur des règles “n’existait plus” et qu’un “profond fossé s’était creusé entre l’Europe et les États-Unis”. Mais il a également souligné que “les États-Unis et l’Europe ont toujours besoin l’un de l’autre”, selon le magazine américain.

“À l’ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour agir seuls”, a-t-il affirmé. “Chers amis, l’appartenance à l’Otan n’est pas seulement un atout pour l’Europe. C’est aussi un atout pour les États-Unis. Alors, réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique”, a-t-il lancé.

Confiance érodée

Une cinquantaine de dirigeants mondiaux sont attendus à la conférence de cette année, “où seront abordés la défense européenne et l’avenir de la relation transatlantique”, mais aussi “la guerre russo-ukrainienne, les tensions entre l’Occident et la Chine, ainsi qu’un éventuel accord nucléaire irano-américain”, relève la BBC.

L’édition 2026 “intervient alors que l’engagement des États-Unis envers l’Otan est remis en question”, souligne le diffuseur britannique. “L’ambition de Trump d’annexer le Groenland est également perçue par de nombreux dirigeants européens comme un tournant décisif qui a érodé la confiance envers leur principal allié”.

Dans son discours, qui clôturait la journée, Emmanuel Macron a exposé “ce qu’il considère comme la voie essentielle pour bâtir une Europe forte, qui ne soit pas soumise à un monde de puissances sans limites”, remarque El País. “Il a fait remarquer que cette voie ferait de l’Europe un allié plus précieux pour ses partenaires, mais a évité d’insister sur l’importance de la relation transatlantique, contrairement à Merz”, note le quotidien espagnol.

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