vendredi, janvier 23
Devant le siège de l’Agence France-Presse (AFP), à Paris, le 10 septembre 2024.

La cure d’austérité a beau avoir été annoncée il y a plusieurs mois au sein de l’Agence France-Presse (AFP), la manière dont elle prend peu à peu forme crispe en interne. Lors d’un comité social et économique qui s’est tenu vendredi 23 janvier, son président-directeur général Fabrice Fries a précisé les mesures qu’il comptait prendre pour réaliser 6 millions d’euros d’économies en 2026 et entre 10 et 12 millions à partir de 2027, sans départs contraints.

Depuis l’été 2025, le patron de l’agence défend la nécessité d’une réforme de l’organisation de l’AFP, de ses structures et de ses modes de fonctionnement. Dans un message interne diffusé en décembre aux quelque 2 600 collaborateurs, dont 1 730 journalistes, la direction de l’agence justifiait son plan en rappelant que l’agence est victime de la mauvaise santé des médias eux-mêmes clients de l’AFP, alors que ces derniers pèsent les trois quarts de son revenu commercial.

Résultat, en 2025, pour la première fois depuis 2018, les revenus commerciaux de l’AFP ont légèrement baissé, de 3 %. Si l’agence française – qui a un statut d’organisme autonome avec des missions d’intérêt général – est parvenue à dégager un résultat légèrement à l’équilibre, pour environ 325 millions de chiffre d’affaires en 2025, ce ralentissement des activités commerciales pourrait s’accélérer dans les années à venir.

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