mardi, janvier 13
Le procureur de la Cour de cassation, Remy Heitz, passe devant le président du Sénat, Gérard Larcher, le premier ministre, Sébastien Lecornu, et la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, lors de l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation, au Palais de justice de Paris, le 9 janvier 2026.

Tout d’un coup, une grande partie des 400 invités réunis dans la Grand’chambre de la Cour de cassation, à l’occasion de son audience solennelle de début d’année, vendredi 9 janvier, s’est mise à regarder le plafond. Non pas que la prestigieuse assemblée, aux cheveux pour la plupart grisonnants, s’était autorisée à bayer aux corneilles, mais le premier président, Christophe Soulard, l’avait involontairement encouragée à regarder le tableau de Paul Baudry (1828-1886) qui orne le plafond tout en dorures de la salle du Palais de justice. Une évocation d’un passage du livre d’Isaïe de la Bible, où il est écrit, précise le plus haut magistrat de France, « que dans la justice divine, le loup habitera avec l’agneau, la vache et l’ours auront un même pâturage, et leurs petits un même gîte ».

« Cette allégorie conserve toute sa puissance d’évocation dans le cadre d’un Etat de droit séculier et laïc. (…) On pourrait me reprocher d’énoncer un truisme (…), a-t-il poursuivi. Mais sommes-nous encore en présence d’une vérité partagée lorsque les attaques violentes, voire les menaces personnelles contre les juges, se multiplient à l’intérieur du pays mais également au plan international, mettant en cause non seulement le bien-fondé de telle ou telle décision, mais aussi la légitimité de ceux qui l’ont rendue ? »

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