
HBO MAX – À LA DEMANDE – SÉRIE
A l’intention de ceux et celles qui ne sauraient distinguer un Targaryen d’un Baratheon (les premiers sont tous blond platine) ni trouver leur chemin de King’s Landing à Winterfell : il n’est pas besoin d’être versé dans l’histoire et la géographie de Game of Thrones pour apprécier les tribulations de Ser Duncan le Grand, chevalier à l’honnête figure, héros de la nouvelle série issue de l’univers conçu par le romancier George R. R. Martin.
A Knight of the Seven Kingdoms (« un chevalier des sept royaumes ») met les ressources apparemment inépuisables de HBO Max au service d’une modeste histoire, celle d’un orphelin adopté puis adoubé par un chevalier errant, un grand garçon (l’interprète du rôle de Ser Duncan, Peter Claffey, a été rugbyman) naïf qui cherche sa place dans un édifice social façonné par la guerre.
Commencée sur un ton picaresque (pour les scénaristes, l’adjectif semble souvent synonyme de scatologique), la série repose sur une figure imposée du roman d’aventures : la participation d’un inconnu à un tournoi. Etiré sur six épisodes, ce lieu commun se charge de sens et d’enjeux. Et même si la résistance aux coups et blessures de tous les personnages, et en particulier de notre héros, suscite un certain scepticisme, A Knight of the Seven Kingdoms offre une représentation saisissante d’un système fondé sur la violence et la domination physiques.
Il vous reste 61.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




