samedi, février 7
Le cimetière Al-Batsh dévasté par l’armée israélienne sur une capture écran d’une vidéo diffusée sur Instagram par un journaliste gazaoui, le 28 janvier 2026.

Sur sa page Instagram, devenue un mur d’hommage à son époux Bilal, tué en novembre 2023, à l’âge de 27 ans, dans un bombardement israélien sur leur maison, dans la bande de Gaza, sa veuve Nada Sarsour exprime son choc. L’objet de sa sidération est une photo aérienne de l’opération « Brave Heart », menée fin janvier pour récupérer le corps de Ran Gvili, tué lors des massacres du Hamas le 7 octobre 2023, et dernier otage israélien retenu dans l’enclave côtière.

Sur l’image révélée le 26 janvier sur son compte X par le journaliste de la radio militaire israélienne Doron Kadosh, on distingue des pelleteuses en train d’excaver le cimetière Al-Batsh de Shujaiyya, dans l’est de la ville de Gaza, au milieu de sacs bleus renfermant vraisemblablement des corps. « Mon mari repose dans ce cimetière depuis deux ans et un mois. Je n’ai pas pu lui rendre visite une seule fois parce que les véhicules de l’armée israélienne sont tout proches. Et aujourd’hui, ils ont profané toutes les tombes qui s’y trouvent », écrit Nada Sarsour.

Comme elle, de nombreux Palestiniens de Gaza ont été indignés par cette photo. « Nous avons reçu de nombreux appels de familles exprimant leur douleur, leur inquiétude, mais aussi leur frustration après avoir vu ce qui s’est passé. Nous suivons de près cette affaire », indique, au Monde, Patrick Griffiths, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Gaza.

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