Depuis le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas le 10 octobre, des organisations s’activent pour sécuriser et sauver les sites endommagés et détruits par Israël pendant la guerre. Palais du Pacha, centre culturel Rashad Shawwa, grande mosquée de Gaza : l’Unesco a décompté au moins 114 sites culturels et historiques endommagés ou détruits.
Depuis le début de la guerre à Gaza menée par Israël depuis octobre 2023, plusieurs organisations, comme le Center for Culturel Heritage Preservation (CCHP), tentent de sauver et préserver le patrimoine menacé et détruit par l’armée israélienne.
C’est aussi le cas de l’initiative Intiqal, issue de l’organisation Première Urgence Internationale (PUI) : créée en 2017 pour préserver le patrimoine gazaoui, Intiqal fût un des principaux acteurs pour sauver les vestiges conservés dans un entrepôt de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF) début septembre. En pleine offensive israélienne à Gaza City, l’entrepôt a finalement été détruit par Israël le 14 septembre, quelques jours après qu’Intiqal a réussi à transférer 80 % des vestiges dans un autre lieu.
Jehad Abu Hassan revient sur cette opération et raconte l’importance de préserver le patrimoine gazaoui.
Également interrogé par la rédaction des Observateurs, l’Unesco a déploré le fait qu’au moins 114 sites culturels et historiques ont été endommagés ou détruits.
Krista Pikkat, cheffe de l’entité Culture et Situations d’urgence au sein de l’Unesco revient sur ces destructions :
Nous considérons que tout bien culturel revêt une importance particulière pour une communauté donnée, que ce soit en raison de sa valeur historique, sacrée ou culturelle.
Donc, tous ces bâtiments sont des symboles et sont importants pour certaines communautés.
Et chaque [destruction] de monument est une perte pour l’humanité.












