lundi, février 2
Les corps de Palestiniens tués lors d’une frappe de l’armée israélienne contre un poste de police sont transportés vers l’hôpital Al-Shifa de Gaza, le 31 janvier 2026.

Ni guerre intense ni véritable cessez-le-feu. L’ancien émissaire pour le Moyen-Orient du président américain Joe Biden Amos Hochstein parlait mi-janvier de « conflit gelé » pour décrire la situation de Gaza depuis l’entrée en vigueur du plan Trump pour la paix le 10 octobre 2025.

En près de quatre mois, plus de 520 Palestiniens ont été tués et 1 400 autres blessés, dans des frappes ou des tirs israéliens, soit un peu plus de 4,5 morts par jour sur cette période. Trois soldats ont été tués. Pendant les deux années de guerre entre le 7 octobre 2023, date des attaques du Hamas, et le 10 octobre 2025, la moyenne quotidienne dépassait 92 morts, selon les bilans donnés par le ministère de la santé à Gaza.

La situation a changé avec le cessez-le-feu mais celle-ci demeure précaire dans un territoire presque anéanti. Les violations de l’accord imposé par Donald Trump sont nombreuses, chaque belligérant accusant l’autre d’en être responsable même si leur nature, au vu du nombre de victimes de part et d’autre, est sans commune mesure. Une grande partie des incidents et des morts sont liés à la « ligne jaune », cette démarcation artificielle, arbitraire et censée être provisoire, tracée par Israël au milieu de l’enclave : elle sépare la zone sous contrôle du Hamas, de celle occupée par l’armée israélienne, soit un peu plus de 50 % du territoire.

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