jeudi, janvier 22

Cette image-là, ou plutôt ce doigt-là, a déjà quasiment disparu, emportée par les tempêtes de l’actualité, les menaces et les coups de menton du président américain. Mais qui sait, on en reparlera peut-être quand viendra le moment de rembobiner. C’était le mardi 13 janvier, veille de l’ouverture du Salon de l’automobile à Detroit. Une grande fête naguère dans la ville, quand toutes les familles vivaient du travail sur les chaînes d’assemblage ; on y allait avec les enfants, on ne ratait pas les nouveaux modèles, pas plus que l’AutoRama, une collection de bolides excentriques bricolés par les fous de mécanique dans leur garage.

C’est loin, tout ça, le salon n’est plus qu’un rendez-vous de businessmen et de spécialistes. Mais c’est bien ici que sont nés la voiture et le rayonnement industriel américain, alors comme nombre de ses prédécesseurs, Donald Trump a fait le déplacement. Il est revenu là où il a tant promis, au point de rafler le vote ouvrier lors de la présidentielle de novembre 2024.

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